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Zoom in on working conditions and consumer safety

Les réseaux sociaux, les entreprises (industriels et distributeurs), les médias, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et à travers eux les consommateurs de textile-habillement, sont animés par des pensées qu’il sera aisé de qualifier de "schizophrènes". Avec d’un côté, une logique purement économique de souhaits de profits et de réduction des coûts, et d’un autre côté, l’impossibilité de rester insensible face aux catastrophes sociales et environnementales qui frappent les différentes zones du monde. 

Une mondialisation heureuse est-elle possible ? Celle qui ne sacrifierait pas la dignité humaine à toujours plus de flexibilité… De cette dualité, découle une volonté de réconcilier le citoyen et le consommateur. Une formule qui amuse, qui agace ou qui passionne, mais qui pose la question de sa mise en œuvre. 

Cette mise en œuvre se traduit, en premier lieu, au niveau des Pouvoirs Publics, par l’adoption de textes contraignants pour les entreprises. Ces lois, règlements ou conventions internationales vont permettre de mieux encadrer l’utilisation des substances chimiques, la protection de l’environnement et la santé du consommateur, mais aussi les conditions de travail des ouvriers de l’industrie du textile-habillement. 

Souvent pointées du doigt pour leurs lacunes ou la lenteur de leur mise en application, ces réglementations sont relayées et complétées par des normes et des certifications. D’application purement volontaire et encadrées par des organismes privés, ces dernières permettent aux entreprises de garantir, aux consommateurs, leur prise de conscience des enjeux environnementaux et sociaux dans l’industrie textile.

Enfin, alors que l’industrie textile défraye encore régulièrement la chronique des médias internationaux avec des effondrements catastrophiques d’usines au Bangladesh, des incendies meurtriers au Pakistan, des grèves réprimées au Cambodge, ou encore le rejet des eaux polluées des usines textiles partout dans le monde, les entreprises deviennent, elles aussi, force de proposition. Certaines ont ainsi commencé à répondre, de façon collective ou individuelle, aux exigences des consommateurs et des organisations non gouvernementales.
xxxxxSocial networks, companies (manufacturers and distributors), the media, Non-Governmental Organizations (NGO) and through them textile-clothing consumers, are all worked up by thoughts which could easily be qualified as "schizophrenic". On the one hand, there is a purely economic rationale, with the desire to increase profits and reduce costs; and on the other hand, the impossibility of remaining unmoved by the social and environmental catastrophes affecting different zones of the world. 

Is responsible globalization possible? One which would not sacrifice human dignity on the altar of ever increasing flexibility… From this duality stems a determination to reconcile the citizen and the consumer. This expression may amuse, annoy or fascinate people, but it raises the question of how to implement it. 

Implementation requires first of all that Public Authorities adopt binding laws for companies. These laws, regulations or international conventions will allow better control of the use of chemical substances, the protection of the environment and consumer health, but also of working conditions in the textile-clothing sector. 

These regulations, often criticized for their shortcomings or slow pace of implementation, are backed up and echoed by standards and certifications. They are applied on a purely voluntary basis and are monitored by private bodies; they allow businesses to show their consumers how aware they are of the social and environmental issues at stake in the textile industry.

Finally, at a time when the textile industry still regularly hits the international media headlines with catastrophic factory collapses in Bangladesh, deadly fires in Pakistan, repressed strikes in Cambodia, or the release of polluted water from textile factories all over the world, companies are also becoming a driving force. Some have begun to meet the demands of consumers and non-governmental organizations, either individually or collectively.